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10,00

Pour cette nouvelle saison, 10 pages au carré vous faire découvrir deux nouvelles voix de la poésie contemporaine, Skandar & Esther Haberland !

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King Kong en marcel blanc,
de Skandar

Il y a le vieil appartement du grand-père, la voix de Sabah, les buissons de gardénias où fleurissent les histoires d'amour. Il y a les hommes qui prient et s'appellent habibi. En renouant avec son pays d'origine, le narrateur ressuscite les images de son enfance et questionne son rapport à la masculinité, cet espace mouvant ouvert à toutes les réinventions. Un texte drôle et sensible, qui aborde avec justesse les questions liées à la transidentité.

« tu vois
je suis une machine à espoir
qui cale parfois
quand y a plus d’essence à puiser
dans les sols déjà pillés »

Skandar est à la fois poète, comédien et metteur en scène. L'écriture est pour lui une façon d'alimenter la fierté, d'explorer son identité queer et de renouer avec le Liban de ses origines. Dans ses textes comme dans ses performances, la joie est un levier puissant, qui apaise et rassemble.

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La Terre tourne et les montagnes capitulent,
d'Esther Haberland

Il y a la fille, la mère et la Montagne. Entre elles, une histoire faite d'ascensions, d'éboulements et de silence. Dans cet univers clos tapissé de calcaire et de pentes escarpées, la fille dévorera ce qui l'entoure pour s'en extraire, secouera les morceaux de roches pour se délester du passé et devenir celle qu'elle doit être. Un poème-conte qui questionne la féminité et nos métamorphoses intimes.

« elle gravit des montagnes elle est plus ou moins une femme
depuis elle a changé de disque
elle a d’autres musiques en boucle dans la tête
elle s’est écrasée dans le fond de sa mémoire »

Esther Haberland navigue entre écriture poétique et science politique, réflexions écologiques et féminisme. Elle creuse, taille, cisèle la langue comme une roche pour en extraire des vers qu'elle performe sur scène, à Paris ou ailleurs.